« Je devrais pourtant être reposée… » : quand le corps reste en état d'alerte après les vacances et comment la Kinésiologie peut aider

Les vacances sont terminées depuis quelques temps et pourtant, au lieu de vous sentir reposée, vous êtes déjà fatiguée.
La reprise vous paraît lourde. Vous avez du mal à vous concentrer. Vous vous sentez plus irritable, tendue, parfois même anxieux.
Et une pensée revient :
« Je ne comprends pas, je devrais pourtant être reposée. »
C'est quelque chose que j'entends régulièrement en séance.
Et si la question n'était pas seulement de savoir combien de temps vous vous êtes reposée, mais si votre corps a réellement réussi à sortir du mode alerte ?
Car ne pas travailler n'est pas toujours synonyme de récupération.
Se reposer physiquement ne signifie pas toujours déconnecter
Nous pouvons être en vacances et continuer à penser.
À ce qu'il faudra faire en rentrant.
À ce que nous avons oublié.
Aux enfants.
Au travail.
À la maison.
Aux rendez-vous à organiser.
À la rentrée.
Et parfois simplement à cette fameuse liste mentale qui semble ne jamais vraiment s'arrêter.
Extérieurement, tout semble calme.
Vous êtes peut-être même allongée sur une plage.
Mais intérieurement :
« Est-ce que j'ai pensé à ça ? »
« Il faudra que je m'occupe de ça en rentrant. »
« Je dois penser à appeler… »
« Comment vais-je gérer tout ce qui m'attend ? »
Le corps est en vacances. La vigilance, beaucoup moins.
Stress et système nerveux : comprendre simplement ce qui se passe
Notre système nerveux autonome gère énormément de fonctions sans que nous ayons besoin d'y penser consciemment.
Pour simplifier, deux de ses grandes composantes jouent un rôle important dans notre réponse au stress.
Le système nerveux sympathique nous aide à nous mobiliser.
C'est en quelque sorte notre accélérateur.
Lorsque quelque chose nécessite notre attention, il prépare l'organisme à agir : davantage de vigilance, d'énergie disponible, de réactivité.
Et heureusement qu'il existe.
Nous en avons besoin pour travailler, faire du sport, prendre une décision ou réagir lorsqu'une situation l'exige.
À l'inverse, le système parasympathique participe notamment aux fonctions de repos, de récupération et de digestion.
On pourrait le comparer, très schématiquement, au frein.
Mais le but n'est absolument pas de vivre toute notre journée en mode « frein ».
Un système nerveux équilibré est un système capable de passer de l'un à l'autre selon nos besoins.
Je peux me mobiliser lorsqu'une situation le demande.
Puis, lorsque cette situation est terminée, mon organisme peut progressivement redescendre.
Quand le corps reste en mode « prêt »
C'est là que les choses deviennent intéressantes.
Après une période prolongée de stress, certaines personnes constatent qu'elles ont beaucoup de mal à vraiment relâcher.
Il n'y a pourtant rien à faire dans l'immédiat.
Mais intérieurement, quelque chose continue à surveiller.
À anticiper.
À préparer.
À contrôler.
Ce n'est pas nécessairement conscient.
Et c'est aussi pour cela que le fameux :
« Détends-toi ! »
fonctionne rarement.
Si se détendre était simplement une décision, les personnes stressées l'auraient probablement déjà prise.
Et si le besoin de contrôle entretenait aussi cet état d'alerte ?
Le contrôle est un sujet que je rencontre régulièrement dans mon travail.
Vouloir prévoir.
Anticiper ce qui pourrait arriver.
Avoir du mal à déléguer.
Se sentir responsable de beaucoup de choses.
Avoir besoin que tout soit organisé pour pouvoir enfin souffler.
Le contrôle peut être rassurant.
Si je prévois tout, peut-être que rien ne pourra me surprendre.
Le problème, c'est que cette stratégie demande énormément d'énergie.
Et parfois, ce fameux moment où l'on pourra « enfin souffler » n'arrive jamais vraiment.
Il y aura toujours quelque chose à anticiper.
C'est pourquoi je trouve intéressant de ne pas seulement demander :
« Qu'est-ce qui vous stresse ? »
Mais aussi :
« Qu'est-ce qui vous empêche de vous sentir suffisamment en sécurité pour relâcher ? »
La réponse n'est évidemment pas la même pour tout le monde.
Pourquoi je travaille avec le corps
C'est précisément pour cela que mon approche de la kinésiologie est psycho-corporelle.
Je ne demande pas simplement à une personne stressée de penser différemment ou de se détendre.
Avec le test musculaire, je cherche avec elle ce qui peut entretenir cet état de tension ou d'alerte.
Selon les personnes, nous pouvons retrouver une émotion, une peur, une pression, un besoin de contrôle, une croyance ou parfois une situation plus ancienne qui résonne encore dans le présent.
J'utilise ensuite différents outils selon ce qui apparaît pertinent pendant la séance : acupressure, respiration, mouvements, visualisation, Touch for Health, travail émotionnel…
L'objectif n'est pas de supprimer toute forme de stress.
Ce serait d'ailleurs impossible — et le stress nous est aussi utile.
Je cherche plutôt à permettre à la personne de ne plus rester bloquée en permanence dans le même mode de fonctionnement et à retrouver progressivement davantage de capacité à revenir au calme.
Être calme tout le temps n'est pas l'objectif
C'est peut-être le point le plus important.
Réguler son système nerveux ne signifie pas devenir une personne parfaitement zen que plus rien n'atteint.
Nous avons besoin de pouvoir nous activer.
Nous avons besoin de pouvoir réagir.
Nous avons besoin de notre système sympathique autant que de notre parasympathique.
L'équilibre se trouve davantage dans notre capacité à passer de l'action à la récupération.
Monter lorsque c'est nécessaire.
Et pouvoir redescendre lorsque ça ne l'est plus.
Alors si vous rentrez de vacances en vous demandant :
« Pourquoi suis-je déjà aussi fatiguée ? »
peut-être que la question à vous poser n'est pas seulement :
« Est-ce que je me suis suffisamment reposée ? »
Mais aussi :
« Est-ce que j'ai réellement réussi à relâcher ? »
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J'accompagne adultes, adolescents et enfants en kinésiologie à Barcelone, avec une approche psycho-corporelle autour notamment du stress, des émotions et des schémas qui peuvent maintenir le corps en tension.





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